
Alberta – Scott Wiens
Debout au fond d’un hall d’hôtel, à des kilomètres de chez lui, Scott Wiens ne ressemble en rien à un agriculteur typique. Cellulaire à la main, il raconte volontiers l’histoire de famille des Wiens et explique comment la production de poulet permet à sa famille d’entretenir un mode de vie équilibré et de toucher un bon retour sur son investissement.
Scott est un homme occupé, et le mot est faible : en effet, il est aussi président des Alberta Chicken Producers, responsabilité qui s’ajoute au temps qu’il consacre à sa ferme. Il s’occupe en plus de la gestion d’une deuxième ferme et de sa famille, une tâche des plus essoufflante lorsqu’on a deux enfants de sept et dix ans. Le temps est donc pour lui une ressource inestimable.
Scott exploite une ferme située près d’Edmonton en Alberta avec l’aide de sa femme Suzanne et se dit très fier de la qualité des oiseaux élevés par les producteurs de poulet au Canada.
« Il nous faut des produits de qualité si nous voulons que notre industrie dynamique continue de bien répondre aux demandes des clients et que la qualité des oiseaux que nous élevons soit préservée pour les Canadiens, explique-t-il. Nous gardons contact avec les transformateurs pour veiller à ce que tout se fasse selon les spécifications et les normes de qualité. »
Scott est d’avis que les producteurs doivent collaborer à des projets qui profitent à tout le monde.
« Nous nous sommes donné l’objectif de garder notre industrie flexible à la fois pour le marché et les producteurs, et ce, au moyen de programmes tels que la location de contingents. Ce programme n’est peut-être pas encore en place, mais nous sommes persuadés de son efficacité en matière de gestion agricole. »
Vingt-cinq ans après son premier contact avec les volailles et quinze ans après avoir décidé de se consacrer à temps plein à l’agriculture, Scott passe toujours la majorité de son temps à sa ferme.
« Par le passé, nous avions des sillons et élevions quelques bêtes, mais c’était il y a longtemps déjà. »
Scott ne voit aucun inconvénient à ce qu’on l’appelle à deux heures du matin à propos de ses troupeaux, car, dit-il, « il faut alors trouver une solution, ce qui fait augmenter le taux d’adrénaline ». D’ailleurs, l’autonomie lui plaît bien, le quotidien n’étant pas établi selon un horaire fixe. « J’aime aussi avoir des responsabilités et n’imputer qu’à moi-même tant les bons que les moins bons coups. »
S’il pouvait se passer d’une tâche, ce serait celle de « laver les poulaillers lorsqu’il fait moins quarante ». Cet aspect de la production de poulet ne lui manquerait pas du tout, mais Scott voit tout de même plus d’avantages que d’inconvénients à son gagne-pain.
« J’adore la production de poulet. En effet, moi et ma famille jouissons d’un mode de vie équilibré et nous touchons un bon retour sur notre investissement en plus d’être les artisans d’un excellent produit dont les Canadiens raffolent. Voilà une bonne manière d’élever une famille. »


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